4. Les sciences mentales

4. Les sciences mentales

Définition

Les sciences mentales ont pour objet l’étude et l’exploitation, des structures, de la réalité, et des manifestations mentales des êtres vivants, principalement de l’homme, la réalité mentale des animaux n’étant déductible que par analogie avec la nôtre, étant donné que nos qualia, qui nous servent à percevoir puis analyser notre réalité sont ineffables et intransmissibles.
Ces sciences se fondent sur notre perception intramentale c’est à dire sur la réalité de nos qualia, et non sur des perception extrasensorielles qui appartiennent au domaine de la parapsychologie. Elles se distinguent des disciplines purement spéculatives et discursives comme la philosophie et la psychologie, des neurosciences qui n’étudient en principe que la biologie du cerveau, des différents courants des recherches cognitives qui, soit infèrent des processus mentaux à partir des comportements, tout en niant qu’elles étudient exclusivement ces comportements et en refusant l’introspection, soit analysent le traitement symbolique de l’information mesurable en assimilant l’esprit à un ordinateur, de la psychologie expérimentale qui cherche des sources cognitives à partir de l’imagerie cérébrale.
Les sciences mentales sont les seules qui privilégient clairement l’introspection à tout autre moyen d’investigation de l’esprit, qui font de la perception des qualia leur matière première expérimentale, et qui rejettent tous les moyens indirects utilisés par les sciences précédentes comme peu fiables pour explorer notre mental.

Tendances principales de la recherche dans les sciences mentales

Philosophie dualiste de substance

René Descartes

Le père du dualisme moderne fut René Descartes qui l’a formulé en 1641 dans son ouvrage : “Les méditations métaphysiques”, en soutenant que l’esprit était une substance immatérielle distincte et indépendante du cerveau. Il a été le premier a formuler le problème de la relation du corps et de l’esprit tel qu’il est encore débattu aujourd’hui, en affirmant qu’il existe deux substances dans l’univers : la substance mentale ou sémique (de la nature de la conscience et du sens) et la substance matérielle ou physique. Cette thèse s’oppose radicalement au physicalisme. À partir du xxe siècle la pensée de Descartes fut vivement critiquée par le développement du phénoménisme en philosophie et surtout par le physicalisme en science (Cercle de Vienne, matérialisme réductionniste et éliminativiste, béhaviorisme, puis les sciences cognitives en particulier la psychologie cognitive expérimentale et tous les scientifiques qui prétendent étudier et interpréter les phénomènes mentaux en observant l’imagerie cérébrale. Cependant, la pétition de principe des monistes, qui consiste à identifier notre être mental à un organe biologique : le cerveau, alors que les bactéries unicellulaires qui pensent et qui sont nécessairement conscientes pour se déplacer, se nourrir et vivre, n’en possèdent pas, est devenu fragile. Ce qui distingue les organismes vivants de la matière inerte c’est d’être capables de se mouvoir par eux-mêmes dans leur environnement. Or pour se mouvoir il leur faut disposer d’une fonction motrice, d’une fonction qui la dirige et d’une fonction qui décide. Pour décider cette dernière a besoin d’une fonction analytique et d’une autre qui juge ce qu’elle fait et la guide. Ce qui nécessite aussi une fonction qui lui révèle et qui partage ce que toutes ces fonctions font, cette fonction c’est la conscience.

Le couple de centrioles

Pendant des siècles la principale critique contre le dualisme de substance portait sur la localisation de l’interface physique/mental dans la glande pinéale par Descartes. Cependant à son époque les connaissances en biologie ne pouvaient pas lui permettre de la localiser correctement. Il en est tout autre aujourd’hui après une découverte des plus importante, et nul doute qu’il la localiserait à présent dans le diplosome, un organite cellulaire composé de deux centrioles de 27 tubules réunis en neuf groupes de trois dans une géométrie ennéanaire parfaite, compatible par sa nature biologique avec la substance physique et par sa structure avec la substance mentale. Près de 400 ans plus tard Descartes reste un pilier incontournable de la philosophie de l’esprit, et les auteurs contemporains ne cessent de le citer dans leurs livres. L’existence de deux substances, l’une physique et l’autre mentale, pose immédiatement le problème de l’explication du comment de leur interaction, parce que notre expérience ordinaire et quotidienne nous montre que notre mental dirige notre corps et qu’à l’inverse il reçoit des informations de celui-ci. Certains disent que compte tenu du fossé qui sépare ces deux substances, c’est impossible. Mais c’est ne pas faire preuve d’esprit scientifique, car pour un scientifique face à son ignorance de la réalité ultime des choses, tout reste possible dans cette réalité, et qu’il ne peut se permettre aucun a priori de ce genre s’il veut accroître ses connaissances des choses.
Tous les rôles du diplosome n’ont pas encore été clairement établis en biologie. Il fut longtemps uniquement identifié comme le déclencheur de la reproduction cellulaire, car avant toute division cellulaire chacun des deux centrioles se reproduit simultanément donnant naissance à deux couples de centrioles, qui se déplacent dans le cytoplasme et qu’apparaissent les fibres de l’aster et ceux du fuseau de division. Le centrosome est maintenant considéré comme un centre cinétique, autant pour les mouvements internes de la division, que pour les mouvements externes des cellules car l’ensemble de son appareil moteur constitué de cils ou de flagelles en dérive. Cette structure de neuf groupes de tubules se retrouve dans les cils, les flagelles et le point basal, d’où leur intérêt. Comme nous n’ignorons pas que ces éléments sont aussi des organes sensoriels de l’environnement extérieur de la cellule ainsi que l’attestent les cônes et les bâtonnets de la rétine qui en dérivent, le diplosome recevrait aussi les informations qui en proviennent. Le pas supplémentaire qui consisterait à admettre que le diplosome est un organe de commande comparable à un cerveau au sein de la cellule, n’est pas encore franchi.

Le diplosome : une paire de centrioles de structure à base 27
Coupe d’une cellule eucaryote

Ce que nous montre la connaissance biologique du diplosome c’est qu’il est, entre autres choses, un organe intermédiaire d’analyse et de codage d’informations en provenance de l’environnement physique extérieur au monde biologique de l’entité unicellulaire. Cet organite nous permet de poser quelques prémisses fondamentales avec une certaine assurance :
a) Il existe un univers extérieur à la cellule biologique, et il a le caractère d’une étendue géométrique.
b) Le diplosome élabore des représentations de ce monde, dont il fait lui-même partie.
c) Ces représentations diplosomiques sont fonction de ses propriétés structurelles, à savoir :
c1) Des relations géométriques.
c2) Des nombres, chacun des vingt-sept tubules pouvant être affecté à un nombre et lui-même à une catégorie ou une qualité de sens distinctif propre, comme des couleurs, des sons et des saveurs, etc., qui n’ont qu’un lointain rapport avec la réalité du monde physique.
d) De ce fait, ces représentations ne traduisent pas la réalité physique, mais sont essentiellement fondées sur les caractéristiques du centriole.
D’où l’existence d’un second monde, le seul auquel nous avons accès : celui des représentations limitées, formatées et parallèles du diplosome.
e) Ces constituants étant propres au diplosome, nous ne pouvons donc rien en inférer concernant la réalité physique, sinon qu’elle existe et qu’il en fait partie.
f) Que dans cette image du monde et de lui-même que nous livre le diplosome rien ne laisse supposer l’existence d’une conscience, ni d’autres fonctions mentales telles que l’intention, le jugement, les émotions, la confiance, etc. qui ne sont pas géométrico-numériques.
g) Que ces dernières qualités étant éprouvées par tout vivant, c’est une autre entité ailleurs du diplosome et du monde biologique et physique extérieur qui les éprouve, une entité que nous nommons mentale.
h) Que cette entité mentale délivre nécessairement une nouvelle réalité représentative de sa nature propre et de nouvelles représentations s’appuyant sur les contenus diplosomiques.
i) Que tout être vivant y voit apparaître des éléments structuraux émanant des informations géométrico-numériques du diplosome et de nouvelles qualités propres, et qu’il éprouve ce sens en tant que qualia ineffables, indubitables, personnels et intransmissible.

Chez les eucaryotes métazoaires que sont les êtres humains, l’ensemble des cellules, dont les neurones, constitue une synthèse des représentations géométrico numériques diplosomiques, qu’elles livrent à la nature mentale non biologique de ces vivants.

La philosophie reste une démarche conceptuelle spéculative et déductive et non une science mentale à proprement parler. Cette doctrine dualiste de substance qui affirme l’existence de deux natures indépendantes : physique et mentale, demeure cependant le cadre conceptuel nécessaire aux sciences mentales car il est à la base des cartes heuristiques indispensables aux techniques d’accès à notre perception des structures intimes de notre esprit et de nos fonctions mentales non cérébrales.

Le point de clivage est entre ceux qui s’identifient à un cerveau, et ceux qui comme Markus Gabriel disent pourquoi ils ne sont pas leur cerveau ! Et la remarque des seconds qui fait très mal aux premiers, c’est : ” Puisque vous êtes votre cerveau, vous ne serez jamais conscients de vous-mêmes, car nous n’avons pas la perception de notre cerveau, alors que nous, qui possédons la perception intime de nos qualia nous avons la capacité d’être conscients de ce que nous sommes ! ”

Échec et mat aux scientistes

Affirmer être son cerveau c’est donc renoncer à se connaître puisqu’il est inconscient de lui-même ! Le croire, c’est s’interdire de découvrir nos fonctions mentales puisqu’elles ne sont pas cérébrales, et que pour se trouver, il faut d’abord croire que nous existons.

La science physique et la science mentale

Au delà d’une méthode de développement personnel, qui n’est que l’application pratique de ses techniques au bien-être et à la thérapie psychique des individus, le Développement Mental Sémantique DMS vise à devenir une science : la science mentale, qui parallèlement à la physique et à coté des sciences sociales qui étudient les rapports comportementaux des personnes, dispose de moyens d’observation, de méthodes et de techniques d’analyse propres. Nous sommes confrontés à deux mondes, mental et physique, chacun étant soumis à des lois spécifiques et exclusives, la physique ne pouvant donc pas découvrir et étudier le monde mental qui exige des techniques d’introspection appropriées, et vice versa.
Cette nouvelle science : la mentale, est de nature à sortir les sciences sociales et humaines de leur immaturité, de leurs pétitions de principe non avérées, et de leurs théories matérialistes imaginaires illusoires, par une voie de découverte de la réalité mentale de l’esprit humain.

Mentalogie

La mentalogie est l’étude de l’esprit ou du mental humain (du latin tardif mentalis, de mens, menstis “esprit”). On préfère aujourd’hui le terme mental à celui d’esprit qui comporte des connotations religieuses et spirites, il remplace le terme d’âme utilisé par René Descartes au 17 éme siècle pour designer les mêmes phénomènes. Le mentalisme scientifique, à distinguer du mentalisme de spectacle, est l’étude du mental humain au moyen exclusif de l’introspection. Il se distingue de la psychologie qui est l’étude des comportements des composantes psychiques de la personne, des sciences cognitives qui étudient les interactions de l’humain dans la réalité physique en rejetant l’introspection et des neurosciences qui étudient la biologie neuronale du cerveau.
L’étude des phénomènes mentaux ne peut se réaliser que dans l’expérience intime sensible de nos qualia et ne peut être induite de l’observation des comportements physiques, ni de celle du cerveau.
Cette science nouvelle se caractérise par les techniques d’introspection originales, découvertes et mises au point par Jean-Louis Tripon, qui ont permis d’élaborer un modèle pertinent de l’esprit humain et un ensemble de cartes heuristiques. Cette nouvelle approche du mental humain est empirique car elle se fonde sur l’analyse de l’expérience sensible intime de nos qualia, et pragmatique car elle cherche ses validations dans l’efficacité de ses techniques éducatives et thérapeutiques, sans pour autant négliger sa cohérence logique et la réduction des dissonances normatives et cognitives dans son domaine de recherche. Nous préférons lui donner ce nouveau nom de mentalogie, pour ne pas la confondre avec la psychologie, la psychologie cognitive et d’autres techniques thérapeutiques, qui n’emploient pas les mêmes concepts et n’utilisent pas les mêmes techniques.

De l’expérience

L’expérience qu’elle soit physique ou mentale est la conscience d’un quale. Dans les deux cas le contenant révélateur est le même, c’est notre fonction conscience que nous pouvons vivre avec plus ou moins d’intensité et d’auto-conscience d’elle-même. Le contenu révélé, par contre, va présenter les propriétés de sa nature physique ou mentale qui sont très différentes l’une de l’autre. Nous pourrons facilement mettre des règles et des horloges dans le contenu physique, car ces objets sont physiques. Il faut un grand entrainement et pouvoir penser en visuel comme Temple Grandin pour visualiser clairement ce type d’objet dans un espace mental virtuel en période de veille. On ne pourra pas maîtriser volontairement des images en rêve ordinaire qui seront vécues avec intensité dans ce contexte mental. Par contre nous pourrons le faire en rêve lucide, avec plus d’intensité encore, mais ce ne seront alors que des images virtuelles que nous pourrons déformer à loisir si nous maîtrisons bien cet état mental. les expérimentations que nous menons dans tous ces états et contextes mentaux, nous permettent de distinguer nettement les contenus mentaux des contenus physiques. Par contre, puisque dans tous les cas le contenant révélateur de ces expériences, notre conscience, présente les mêmes propriétés mentales, non physiquement décelables, nous pourrons dire que par son contenant, toute expérience est mentale, et qu’elle n’est physique que par son contenu quand il respecte les lois fondamentales de la physique. C’est la récurrence causale et déterminante de ces lois qui nous permettent de faire avec assurance l’hypothèse de l’existence d’une nature physique distincte et hors de notre nature mentale intime qui n’obéit pas aux mêmes lois

Cette expérience qui nous dévoile notre réalité mentale, va nous permettre d’élaborer des conclusions, par exemple : Si en phase de veille nos souvenirs sont relativement flous, dans le contexte du rêve, la même image pourra être extrêmement nette, précise et intense, ce qui montre que : 1) L’opérateur du rêve puise ses ressources dans une mémoire d’une grande définition que ne révèle pas un souvenir ordinaire en phase de veille. 2) Cette mémoire quasi absolue, n’est pas cérébrale mais mentale, car notre cerveau est alors dans sa phase végétative (lire rôle du cerveau, dans le chapitre psychologie mentaliste).

Le problème moral posé par le physicalisme

Ces monistes nous disent : “nous sommes notre corps”. Que vous vous identifiez à votre corps ne pose pas de problème moral aux dualistes, nous pensons seulement que c’est inapproprié, mais comme nous admettons l’existence physique de votre corps, nous reconnaissons que vous existez. Par contre à la différence de vous, nous sommes et exclusivement notre esprit et nous dirigeons ce corps, et nous en avons parfaitement le droit selon l’article 18 de la DUDH (liberté de pensée). Or, par votre croyance vous refusez d’admettre l’existence de la nature mentale de l’être donc que nous et plus précisément moi, j’existe. Je ne sais pas si vous percevez le problème moral que pose le fait que vous me refusez d’exister : c’est de la discrimination et de la discrimination raciste, et personnellement les nôtres pourraient en souffrir. C’est pire que de croire que nous sommes une race inférieure ce que nous pourrions accepter, nous n’existons pas à vos yeux, ce qui est beaucoup plus grave, et nous sommes en droit d’exiger la réciprocité, que nous existons c’est à dire d’admettre l’existence de notre esprit.
Le physicalisme pose donc un grave problème éthique à l’espèce humaine, d’autant plus que les dualistes religieux (et non seulement les philosophes dualistes athées) principalement représentés par toutes les religions et philosophies asiatiques, sont largement majoritaire dans notre espèce. Et ce n’est pas du sophisme, car nous n’avons pas la même sensation kinesthésique de ce que vous appelez “votre corps”, c’est une autre perception ontologique et physique, car la proprioception est une perception sensorielle que nous conservons, mais qui est différente de la vôtre. Ce qui pose aussi un problème épistémologique au physicalisme scientifique qui se révèle une pétition de principe contradictoire à l’idéal d’égalité en droit et en dignité de chaque être humain et au principe de non discrimination précisé à l’article 2 de la DUDH.

Distinction de la réalité d’un imaginaire

— A priori tout est imaginaire sauf les faits, les faits sont des percepts et non des concepts. Un fait peut être extérieur, physique et dans ce cas validé (mesuré) par plusieurs personnes, ou intérieur, intime, et dans ce cas ne peut être validé que par la personne qui l’éprouve car c’est un quale.
— La réalité mentale est constituée de percepts qualitatifs sensibles à distinguer des images virtuelles. Cependant tout imaginaire est un fait dans son propre contexte. Ainsi Dieu est un fait en tant que fantasme, de même que des rêves, des expériences mystiques, des illusions d’optique, etc., sont des faits mentaux en tant que tels. Inversement les images de notre perception physique sont des constructions mentales distinctes d’une réalité physique extra individuelle qui demeurera toujours formellement hors de notre portée.
— Dès lors, la validation d’un fait se rapporte nécessairement à son contexte physique ou mental, perceptuel mental ou imaginaire.
— Une théorie est toujours imaginaire et sa valeur doit être validée par des faits.
— Une technique est toujours réelle et son efficacité doit aussi être validée par des faits.

Validation scientifique dans les sciences mentales

Là encore il faut noter les idées préconçues qui surgissent de toutes part des idées fausses d’une culture, à commencer par : hors du physique, point de salut, le non mesurable n’existe pas, qu’est ce que ce truc spatialement vide qui contient plein de choses dans lequel les mathématiques ne s’appliquent pas ? Toute validation scientifique passe nécessairement par les mathématiques ! Je vous invite à relire René Descartes le fondateur du dualisme de substance en Europe : “Notre esprit n’a pas d’étendue, il dirige notre cerveau et notre corps qui lui en possède une”. Ce qui signifie que notre esprit est spatialement vide, même s’il peut contenir un nombre indénombrable d’espaces virtuels et d’ensembles d’ensembles de sens rangés dans des architectures sémantiques. Et Bien si, il est possible de valider des connaissances en science mentales, et je vais vous présenter quatre moyens :

1) Les sciences mentales sont comme la philosophie, des sciences de soi pour soi

A part que la philosophie est spéculative et que les sciences mentales sont opératives. Un exemple : Nous proposons des techniques pour accéder au rêve lucide et en faire un laboratoire de créativité et de résolution de problèmes. Ces techniques sont à opérer dans une démarche intuitive sensible manipulant nos qualia, ce qui peut demander plusieurs jours d’exercices, mais il suffit d’y parvenir une première fois pour que le processus mental s’installe en mémoire de l’expérimentateur. Il lui est pratiquement impossible de raconter comment ça s’est passé, faute d’un langage adapté qui demanderait un gros travail de groupe à construire, et du fait qu’une partie des activités mentales qui y ont contribué ne sont pas pleinement conscientes. Ce qui importe c’est qu’il y soit parvenu, mais comme tout ce qui est mental nous le dire n’est pas une preuve absolue, par contre se sera manifeste dans ses création et son mieux être qui peut être testé.

2) Les collections de récits d’expériences vécues et éprouvées

Nous pouvons collectionner des récits d’expériences, par exemple de paralysie du sommeil, d’OBE (Out of Body Experience), de NDE (Near Death Expérience, ou Expérience de Mort Imminente) et en tirer des conclusions validant la pertinence de nos connaissances. Je ne vais pas dire que se sera toujours parfait, il faudra rejeter des données, faire des recollement de cohérence avec d’autres types d’expériences, écarter des menteurs pathologiques, comme dans toute expérimentation scientifique, mais l’analyse de ces nombreuses collections nous apporte des conclusions appréciables permettant de confirmer nos modèles.

3) Les tests avec groupes témoins

Nous organisons des classes expérimentales avec des batteries de test avant et en fin d’années scolaire pour valider la pertinence de notre enseignement. Une de mes formatrices est éducatrice d’enfants handicapés mentaux en France, elle a obtenu des résultats qui ont beaucoup surpris. Des rapports seront évidemment rédigés et présentés à l’éducation nationale. Ceci est en cours.

4) Les succès thérapeutiques avérés par des faits

Par exemple nous avions dix élèves-professeurs angoissés par l’idée d’enseigner à des enfants, souffrant de troubles multiples : timidité maladive, absence de confiance en soi, dévalorisation, culpabilité, sentiment d’infériorité, colère pathologique. Nous leur avons préparé des protocoles et les avons suivi, avec des témoignages de satisfaction. Vous allez me dire qu’ils peuvent mentir. Mais il y a eu mieux : deux d’entre eux, incapables de parler en public, se sont présentés à des postes de responsabilité du club de philosophie qui regroupe plus de 100 étudiants dans leur ENS, ils ont dû présenter leur programme en public et se sont fait élire par leur pairs. Voilà ce que nous appelons une validation par les Faits.J

Deux systèmes incompatibles : le neuronal et le sémantique

Notre cerveau a été assimilé a un système de traitement de l’information par le computationnalisme ce qui suppose l’existence d’un codage symbolique et une équivalence entre les supports biologique et électronique, ce qui semble relativement pertinent tout en sachant que le cerveau est physique, qu’il n’a accès qu’aux informations exclusivement biologiques, à un monde quantifiable, mesurable et donc codable, celui de l’univers physique. L’information étant le produit d’un codage spatio-temporel des éléments de ce monde au pixel près.
Ce qui réduit l’information, notre cerveau et l’ordinateur au monde physique, mesurable, codable en excluant le non mesurable, non codable, non physique : notre sens qualique. Le système neuronal n’a non seulement pas accès aux paramètres et aux données de notre esprit, mais que même s’il y avait accès il serait incapable de les coder. Il est par sa nature un handicapé physicaliste inconscient, ce qui n’a aucune importance puisqu’il n’est censé être responsable que de notre corps biologique, du transfert des informations sensorielles à notre mental et de l’exécution des instructions d’actions physiques qu’il reçoit de ce dernier par la fonction motrice dans son propre langage après traduction par l’interface physique/mental.
Notre système sémantique par contre opère par des assemblages d’éléments de qualia produit par nos fonctions mentales et une référence à notre mémoire sémantique qualique. Dans ce dernier, le spatio-temporel physique est logé dans des espaces virtuels, et ses données brutes en provenance du cerveau sont reformatées dans une représentation interne intelligible et utilisable par notre entité mentale sémantique. Ce système dispose d’une fonction conscience limitée aux produits de ses propres activités, c’est-à-dire qu’il n’a pas plus conscience de ce qui se passe dans notre corps et notre cerveau, que ceux-ci ont conscience de lui-même.
Ces deux systèmes sont donc incompatibles, le neuronal traite des informations qui ne peuvent être que physiques, et le sémantique traite du sens qui lui, est propre au mental. Il ne faut surtout pas confondre informations codées et sens qualique. L’interface traductrice des diplosomes permet une interaction entre les deux systèmes en faisant remonter une partie des l’informations au mental et redescendre les instructions d’action du mental au cerveau.

Néoténie et évolutionnaire

Les sciences mentales et la technologie mentaliste, ont pu montrer que l’homme n’était pas un bon sauvage dans des conditions mentales stables ainsi qu’à l’image de son dieu créateur, tel que la plupart des philosophes le présentent, mais qu’il naît inachevé, dans un état de néoténie pathologique, facteur de troubles mentaux et de stress psychiques, et que s’ouvre à lui une trajectoire évolutionnaire qui le mène à l’ataraxie, libre de stress et d’émotion. une première étape d’une évolution mentale qui suit l’évolution biologique du vivant.

Sémantique infralinguistique

La sémantique infralinguistique, la science du sens indépendamment de tout support d’une forme signifiante, est la science mentale par excellence, car ce sens est de la nature même de notre entité vivante. Nos fonctions opératives mentales, leurs structures, leurs émergences, leurs comportements et leurs produits, ne sont autre que du sens.

Du sens

La conscience peut être définie comme un pouvoir opératif de notre esprit, révélateur d’un contenu de sens. Et que dire du sens ? C’est la chose la plus difficile à définir par un langage, un dire. Un physicaliste me disait : c’est simple de définir la nature physique, car c’est tout, il n’y a que du physique quoi qu’on fasse, il n’existe rien d’autre, donc il suffit de dire “tout” pour en parler et le définir, un raccourci osé de la part d’un jeune homme. Mais un dualiste pourrait dire la même chose du sens : le sens c’est tout, nous sommes du sens, nos fonctions mentales, leurs émergences, leurs produits et leurs interactions, sont du sens, notre conscience c’est du sens, l’hypothèse de la nature physique, toutes les représentations vraies ou fausses que nous pouvons faire de l’univers physique, c’est encore du sens. Nous ne pouvons pas échapper au sens, ni même peut-être dans la mort. Le sens, c’est notre prison éternelle, notre maison des supplices qui deviendra peut-être la maison des chants, le paradis de la religion mazdéiste, notre intemporelle demeure source du plus banal aux plus merveilleux sublimes mystères. C’est parce que nous ne pouvons vivre nulle autre chose que du sens que ce terme est si difficile à définir.

Des sens conscients de notre champ sémantique

Si nous pouvons objectiver relativement facilement les choses de l’univers physique mesurable, et justement parce qu’ici nous sommes en présence d’un monde mesurable, il n’en va pas de même dans notre monde mental et en particulier pour les sens conscients de notre champ sémantique. En effet la nature du sens est à l’opposé de la concrétude objectale du signe, ici tout est continuité en multiples nuances qualitatives, nulle part de séparation nettes sinon celles que force notre volonté arbitraire. Ici tout est relations complexifiant encore cette nature subtile que se déploie en une multitude de volutes orgueilleuse. La moindre chose est reliée au tout, et les ensembles d’ensembles de notre mémoire assignent à cette chose une place précise. De plus, si le sens est un produit, c’est un produit vivant qui ne cesse de se transformer de multiples manières, par agglutination, mûrissement et restructuration.

Linguistique non sausurienne

En sachant que la linguistique n’est pas l’étude du langage tel qu’il devrait être mais tel qu’il est pratiqué par les locuteurs, cette science nouvelle s’attache d’une part à dénoncer les mauvaises pratiques, deuxièmement à offrir des concepts propres à fournir une représentation saine du langage et de la communication verbale, et enfin à proposer quelques aménagements pour améliorer les pratiques actuelles. Nous résumerons dans ce chapitre les principales tendances :

1. le sens personnel des signes

En l’absence de toute réalité du signifié, par définition collectif, et faute d’un démiurge accessible en précisant le sens, le mot se révèle un concept faux, source d’incohérences et de dissonances cognitives, nuisible à la santé mentale de l’espèce humaine.
Le signifiant n’étant ni porteur de sens, ni nécessaire à la pensée, ni à la perception du sens, est un terme inapproprié pour un signe de communication.

2. De nouveaux concepts élucidant les paradoxes

Le quale sémique est le fondement du sens des signes. Ce terme de quale, et tout ses dérivés, qui désigne notre incontournable sens intime d’une expérience mentale indicible, propre et différente pour chacun d’entre nous, est notre réalité ultime qui puisse donner un sens à nos signes. Aussi, il ne peut exister de véritables théories générales des significations mais des théories locales et relatives à chaque individu locuteur pensant.

3. Quelques aménagements pratiques

Une langue être d’abord orale, son dire se devoir être concis / exprimer une pensée d’une façon la plus complète possible, sans multivalence des termes / avec le moins de polisémie possible. Le verbe devoir être magnifié par l’usage de la forme infinitive.
L’écriture être une transposition paralinguistique de la langue, qui devoir éviter toute allitération ortografique / gramairienne / sintaxique ] inutile => seul les substantifs déclinable en genre et en nombre / tout autre classe de terme sauf articles et pronoms être invariable. Les sections du discour se limiter à : ( / ) l’énumération / (, ) la coupure simple / (. ) la coupure renforcée / (| |) le paragrafe / (|| ||) le paragrafe avec éloignement d’une ligne / ( ¤ ) le signe d’achèvemen du discour. Des signes relateur spécifique des parties du discour devoir être utilisé à convenance, tel que ( + ) / ( – ) / ( = ) / ( ] ) / ( =>) / ( ” ) / etc.
Nous ne aller pas plus loin que ces quelque exemples, et reprendre l’écriture ortografique conventionele. Que être dificile de bien écrire 😆 ¤

Psychologie mentaliste

Définition

Nous distinguons la psychologie, science de notre psychisme ou des structures de notre psyché, c’est-à-dire de l’ensemble des apprentissages, les plus souvent inappropriés et pathologiques, de notre fonction volontaire, comme une simple partie des études de notre mental. La psychologie mentaliste se fonde sur un modèle de l’esprit humain comportant neuf fonctions mentales non cérébrales; Elle rejette à la fois la psychologie cognitive expérimentale physicalliste et le modèle freudien. Enfin nous pouvons définir notre mental comme un système sémantique inconscient disposant d’une fonction conscience.

Thèse fondamentale : rôle du cerveau

Notre cerveau est au service de notre mental dans sa phase de veille, et au service de notre corps dans sa phase de sommeil. C’est ce que corroborent mes propres études et expériences et les nombreux témoignages que j’ai pu recueillir, ce qui explique que :
— En phase de veille notre fonction volontaire est dominante et l’organe de direction de notre vie mentale, notre fonction analytique est en servitude, l’objectif de cette phase est d’assurer les objectifs de survie et les besoins biologiques fondamentaux de notre espèce : se nourrir et se reproduire. D’où la nécessité d’une mobilisation et d’un exercice accru de toutes les ressources de notre être aussi bien physiques : notre cerveau, que mentales : notre fonction volontaire, l’organe de commande de nos diverses fonctions mentales.
— Dans la phase de sommeil par contre, qui peut se traduire par plusieurs métacontextes mentaux, ou états modifiés de conscience, du sommeil profond au rêve et au rêve lucide, notre fonction analytique est dominante et construit nos rêves qui sont des messages adressés à notre entité mentale, notre fonction volontaire peu active ou effacée, notre cerveau ne participe à aucune des activité mentales qui nous pouvons vivre dans cette phase, ainsi qu’en témoignent les expériences de sortie du corps, de mort imminente et de paralysie du sommeil, et se trouve dans une phase purement végétative au service exclusif du nettoyage de toxines chimiques, du bon fonctionnement de notre métabolisme biologique et de la santé de tous nos organes corporels.

Mental et psyché

La psychologie étudie spécifiquement la psyché, un ensemble de structures comportementales, d’apprentissages et de mécanismes de défense du moi, ainsi que toutes les croyances et représentations symboliques et mythiques pathologiques sur lesquelles notre fonction volontaire s’appuie pour développer ses intentions et prendre ses décisions.
Nous pouvons également dire que la psychologie est l’étude de notre ego, défini comme l’ensemble des mécanismes de défense de la fonction volontaire et que le traitement thérapeutique mentaliste vise à éliminer ego et psyché, afin de libérer cette fonction des structures aliénantes qui l’entrave et la mener sur la voie de l’ataraxie, une félicité absente de trouble, de stress et d’émotion.

Pédagogie mentaliste

Les parents, l’école, la société, apprennent aux enfants à marcher, à parler, puis à lire, à écrire, à compter, à exercer leur imaginaire dans la spéculation conceptuelle pour construire des théories et critiquer celles des autres, à affiner tous leurs comportements physiques et sociaux. Mais ils oublient le principal : leur apprendre à découvrir, à exercer et à maîtriser les capacités naturelles de leurs fonctions mentales. C’est le but de la pédagogie mentaliste, engagée dans le cadre de la révolution éducative.

Sociologie mentaliste

A la suite de la sociologie critique (Max Weber, Pierre Bourdieu, Zygmunt Bauman), la sociologie mentaliste développe une pensée humaniste où la sociologie est comprise comme un outil d’émancipation qui s’oppose à celles qui, tant en URSS qu’aux États-Unis, respectivement inspirés par le marxisme dogmatique ou la pensée managériale, ont pour seul but de fournir des moyens de pouvoir et des prévisions socio-quantitatives aux gouvernements. Elle analyse l’ambivalence des êtres sociaux qui sont à la fois à la recherche de sécurité, de liberté. et d’un développement mental évolutionnaire. Elle se définit par son modèle mental et non plus physique de la personne humaine.

Economie mentaliste

L’économie mentaliste se définit par sa représentation dualiste de l’être humain, au contraire de la thèse néolibérale qui réduit l’homme à des comportements physiques de producteur, consommateur, entrepreneur, sans autres perspectives, objectifs, ni besoins, quoique avec la contradiction majeure d’une faculté de libre désir subjectif irrationnel, nécessaire au fonctionnement des échanges, que le matérialisme physicaliste est incapable de définir physiquement, d’où l’incohérence fondamentale de cette thèse.
Si l’homme n’était que physique, nous pourrions espérer doter les machines de toutes les facultés humaines, c’est-à-dire de conscience, d’émotions, de désir, d’intention, de jugement, de prise de décision, de confiance en soi, péremptoires, subjectives et irrationnelles, car le support de ces capacités, biologique ou électronique, importerait peu, en toute logique, l’intelligence artificielle aurait alors un sens.
Cependant, si l’homme n’était que physique, tous ses comportements seraient déterminés par les lois physiques, biochimiques, du déterminisme le plus strict, raison pour laquelle le matérialisme éliminativiste du premier quart du vingtième siècle, a rejeté tous les concepts de la subjectivité humaine, pour rester d’une grande cohérence avec ses présupposés monistes. Nous connaissons l’échec de cette démarche. Cependant, l’important ici, c’est de constater que si l’homme n’était que physique il lui serait impossible de disposer les facultés subjectives sus-visés. Il lui faut donc être autre chose, au delà du physique pour justifier de jouir de ces facultés que chaque être humain constate à tout instant de sa vie ordinaire.
Il y a donc une contradiction fondamentale entre ce que l’homme doit être pour qu’une machine lui soit assimilable : physique, et ce qu’il doit être pour jouir de ses facultés tant jalousées : non physique, ou sémantique, de la nature du sens. Cette contradiction invalide les raisonnements à la base de l’espoir de l’intelligence artificielle, qui se poursuivent par les rêves magiques de l’émergence de la conscience de la complexité de l’information, du nous découvrirons demain, en dépit de la rupture de la rationalité au passage du fossé du hard problem entre physique et non physique, et de l’échec déjà cinquantenaire à la résoudre.

L’économie mentaliste est d’abord une critique des thèses de l’économie libérale, et de ses pratiques économique qui vont au delà ce ces thèses, en exploitant l’homme comme un esclave mécanique avec pour seul but le profit. Le libéralisme n’est donc pas à proprement parler une science, mais un ensemble de techniques commerciales et entrepreneuriales au service du rapport du capital, qui a largement abusé du double langage, de ses présupposés non avérés, et de ses positions financières et politiques dominantes. Dans cette entreprise nuisible pour l’espèce humaine et malhonnête, l’homme est purement et simplement passé à la trappe, condition sine qua non pour assurer les bénéfices du capital. Il s’agit donc de rétablir le respect et la réalité de la condition humaine en économie. Ce qui passe par la reconnaissance de son entité mentale dirigeant son corps, et non plus en l’esclavage de ses besoins formatés par une publicité séductrice, mensongère, exploitant ses plus bas instincts.

Sciences politiques mentalistes

De même que pour l’économique, le politique doit prendre en compte la réalité de la nature humaine telle quelle est et non pas telle qu’elle devrait être. Une première étude des sciences politiques mentalistes s’attache donc à définir le modèle de l’esprit humain à retenir et ses conséquences pour les droits, l’action et les structures politiques.
Le bien être devient donc un objectif politique au même titre que la survie, les ressources nécessaires par le travail ou tout autre moyen, l’égalité des droits et des chances, la sécurité et la liberté individuelle.
L’homme n’étant plus conçu comme un bon sauvage à l’image de son créateur mais comme une démarche évolutionnaire au sortir de sa néoténie, l’éducation mentale des personnes est de nature à prendre une tout autre dimension que l’apprentissage de savoirs techniques dispensés jusqu’à présent dans les écoles laïques et obligatoires au service d’un système néolibéral œuvrant pour ses profits. Sans la menace climatique les sciences politiques auraient pu concevoir une gestion politique de plus en plus souple, plus libertaire et plus légère de la cité, mais il faudra au contraire maintenir des règles sévères pour adapter la société humaine aux contraintes écologiques nouvelles. Cette démarche visera les objectifs suivants :
— Réduction progressive de la population mondiale au dixième de son niveau actuel par suppression des allocations aux familles et délivrance d’un permis d’enfanter limité à un seul enfant par femme, suppression de la PMA et de la GPA.
— Remplacement de l’économie néolibérale par une économie frugale réglementant sévèrement les productions, les permis de vendre, la publicité et les facilités de crédit pour les particuliers, les entreprises et les états.
— Réduction du personnel et des structures politiques au strict nécessaire afin de les adapter à la baisse des activités humaines donc des ressources fiscales.

Conclusion

Si les sciences nous apprennent que nous vivons dans des représentations fausses de la réalité physique à laquelle nous ne pourrons jamais avoir totalement accès, nous ne pouvons pas dire que ces représentations soient illusoires car elles nous permettent de vivre et d’exploiter les ressources de ce monde physique.
Nous rencontrons le problème inverse concernant notre réalité mentale, car comme nous sommes ici face à notre propre nature, il n’y a pas de contradiction formelle à vivre sa réalité. Par contre les représentations conceptuelles imaginaires que nous pouvons bâtir, seront non seulement fausses mais illusoires tant que nous n’aurons pas totalement accès à notre réalité intime et tant que la connaissance de nos fonctions mentales ne nous permettra pas d’exploiter pleinement, utilement, sereinement et sans faute, notre réalité intime.

Les sciences mentales fondent un nouveau paradigme rejetant les diverses formes de monisme physicaliste et de neurobiocentrisme qui prévalent dans les sciences humaines et plus particulièrement dans les neurosciences depuis le vingtième siècle.

Tout ça est bien joli, il existe une multitude d’écoles qui parlent de l’évolution humaine, beaucoup de séduction et une seule réalité, cette réalité est difficile à accomplir, il m’a fallu 30 ans pour parvenir au stade ataraxique. Le problème ensuite est de transmettre, plus qu’un enseignement mais un état et des capacités mentales. Le passé nous apprend que si quelques grands adeptes de la démarche évolutionnaire sont parvenu à ce stade et l’ont peut-être dépassé, aucun n’est réellement parvenu à transmettre, sinon la société humaine ne serait pas ce qu’elle est aujourd’hui. Nous publions des livres pour les enfants et pour les adultes, des cours existent, et des vidéos seront bientôt disponibles. Deux centres de formation y travaillent. Avec tout ce que nous proposons gratuitement, n’importe quel apprenti sérieux et motivé devrait pouvoir y parvenir en une seule année. Nous aurions besoin d’une reconnaissance universitaire et de validations scientifiques de notre méthode et de nos techniques dans un monde qui ne progresse que dans l’exploitation commerciale des hommes, et qui nous ferme les portes des moyens qui nous seraient indispensables pour que ces formations deviennent une grande vague qui emporte l’espèce humaine vers un avenir radieux. Mais voilà, malgré tous nos efforts, tout cela est bien difficile, et nous restons dans une grande incertitude quant-à l’issue de la société humaine dans un environnement écologique, climatique, politique, économique et scientifique, de plus en plus sombre et menaçant.

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