8. Qu’est-ce que le Développement Mental Sémantique DMS ?

8. Qu’est-ce que le Développement Mental Sémantique DMS ?

Le Développement Mental Sémantique DMS est un ensemble de techniques opératives qui nous permettent d’accéder à la réalité de nos fonctions mentales, pour les exploiter afin de parvenir à accomplir une démarche évolutionnaire de libération de toute dissonance cognitive, qui mène à un état mental harmonique, qui se caractérise par une ataraxie, une absence de trouble, de stress et d’émotion ou d’affect dans sa définition épicurienne.

Qu’est-ce qu’une technique mentale opérative ? Eh bien il faut savoir, comme Monsieur Jourdain de la prose, que nous disposons de deux modes pour penser : le mode spéculatif qui nous sert principalement à défendre nos opinions subjectives face aux autres, et le mode que j’ai nommé opératif qui sert manœuvrer nos fonctions mentales pour élaborer des outils, des processus, et résoudre toutes sortes de problèmes par voie “mentale”.
WOW ! Ce mode est naturel, il ne passe pas par la production d’un langage symbolique verbal ou la construction d’architectures imaginaires conceptuelles, mais par un processus mental intuitif sensible qui bien que naturel demande à être développé pour fonctionner avec pertinence.
Vous savez tous ce qu’est le Qi gong, le Tai-chi-chuan, les arts martiaux orientaux qui se pratiquent en pleine conscience du “chi”, vous avez tous pratiqué un sport, une gymnastique corporelle, fait de l’escalade à mains nues, ou appris à danser. Pour ce faire vous n’employez pas votre pensée conceptuelle sinon vous trébuchez, mais votre pensée perceptuelle en agissant par la fonction que je nomme motrice 4, qui vous permet de manipuler votre corps.

Avant d’être physiques, tous nos gestes ont d’abord une origine mentale, même si nous n’en avons pas développé une conscience intense précise. Ce qui n’a pas vraiment d’importance sur le résultat, car nous opérons pour ce faire par des raccourcis que nous avons hérité des animaux, qui les maîtrisent depuis la nuit des temps. Avec la motrice 4 nous agissons donc notre corps, par la conscience intuitive de son image kinesthésique, c’est très facile, car nous savons très bien faire cela. Et nous envoyons des instructions des plus simplistes à notre cerveau, car en fait, ce n’est pas nous qui faisons, mais lui, qui en règle les infimes détails. Il nous arrive même d’être dans un état quasi hypnotique pour accomplir des tâches répétitives, et de laisser les automatismes de notre cerveau se débrouiller seuls, car ils savent faire, pour exercer un métier ou conduire notre automobile.

9 fonctions mentales

Cependant il ne s’agit là que d’une fonction mentale, la quatrième, or nous en avons huit autres et même huit autres et demie, car l’une d’elle, la volontaire est double. Le problème c’est que, si nous maîtrisons très bien cette fonction motrice comme tous les animaux, nous ne savons pas nous servir, ou très mal, des autres, par faute de l’aperception consciente de notre réalité mentale.
Nous naissons dans un état néoténique, c’est à dire mentalement inachevés. C’est à dire aussi, que nous ne sommes pas fait à l’image d’un dieu mythique, mais que nous ne sommes qu’une espèce animale qui, depuis peu de temps à l’échelle géologique, a franchi un seuil structurel dans l’évolution des êtres vivants. Une évolution qui a commencé il y a quatre milliards d’années sur cette planète, notre terre. Le franchissement de ce seuil explique toute la problématique de l’espèce humaine, car elle est le premier maillon d’une aventure évolutionnaire mentale sans limite qui succède à l’évolution biologique. Comme toutes les espèces, l’humaine fonctionne avec de l’inné et, nous le savons, comme plus que toutes encore, avec des acquits. Mais on oublie vite que ces acquits, il faut les acquérir, et qu’au delà de l’apprentissage des gestes physiques, qui sont dans le prolongement et qui s’inscrivent dans le cadre de notre inné, nous avons aussi des gestes mentaux à acquérir, qui eux, sont hors de notre connu, car les entités animales qui nous ont précédés ne se sont jamais aventurés dans ces territoires nouveaux pour le vivant, et sont donc infiniment plus difficiles à inventer pour notre espèce, bien que cela soit un enjeu capital pour son évolution et sa survie future. Il nous faut donc apprendre à découvrir, explorer et maîtriser pour exploiter ces huit autres fonctions mentales si nous voulons nous libérer des pathologies et insuffisances diverses qui nous accablent et pouvoir affronter sereinement- toutes les épreuves que la vie nous réserve.

Pour pratiquer le Qi gong, le yoga, les techniques de respiration, ou tous autres exercices physiques, il n’est guère utile de savoir ou de croire que nous sommes notre cerveau, notre corps ou pas, car notre fonction motrice est en quelque sorte une fonction agissante sur une réalité externe à notre être, la seule qui s’efface de notre conscience lors du contexte de nos rêves, et même qui se dissocie totalement lors d’états de conscience modifiée comme les expériences de mort imminente (NDE, Near Death Experience) et les sorties du corps (OBE, Out of Body Experience). Toutes ces techniques, et les écoles qui les diffusent, n’en parlent d’ailleurs pas, ou n’insistent pas sur ce point, pas plus qu’on enseigne à des sportifs de haut niveau qu’ils sont ou non leur corps. Ce qui nous prouve bien que ceci n’a nulle importance pour l’exercice de ces pratiques.
L’outil mental que nous utilisons, la proprioception, pour agir avec ou sans désir faire notre corps grâce à son image kinesthésique, est ancré depuis très longtemps dans la mémoire mentale des êtres vivants et nous est, de ce fait, donné à notre naissance comme une capacité innée, Ainsi, aussi fausses que soient nos croyances concernant les représentations de nous-même et du monde, elle n’affecteront pas cette capacité d’action.
Il n’en va pas de même avec des capacités mentales à acquérir avec des outils dont nous ignorons l’existence, et qui sont à construire. Et c’est le cas ici, puisque si la proprioception nous offre un cadre conceptuel approprié pour exercer notre fonction motrice, nous n’y trouvons aucune présence directe de la permanence et de l’activité de nos autres fonctions mentales. Cependant, et si nous y prenons garde, nous y trouvons une piste heuristique intéressante, car la proprioception est une expérience consciente, et que nous pouvons nous concentrer sur cette conscience, passer d’une expérience consciente à la conscience de cette expérience, à la conscience d’être conscients, et de là au pouvoir de la concentration que nous venons d’utiliser pour passer de l’une à l’autre, puis au désir qui l’a fait émerger, à l’intention dont nous avons fait preuve et à la décision que nous avons prise pour y parvenir, et si vous avez bien suivi mes suggestions successives vous avez commencé à analyser ce qui se passe en vous, la transformation d’une façon continue et sensible d’une expérience d’introspection en une autre. Or la révélation consciente, la concentration, le désir, l’intention, la décision, l’analyse et tous les affects que nous avons éprouvés dans cette démarche sont des ressentis mentaux, des qualia, des expériences intimes ineffables et indubitables, dont les traces que nous avons conservés en notre mémoire nous témoignent de l’activité de nos fonctions mentales. Nous ne ressentons plus notre corps, mais autre chose, nous avons changé de monde, nous sommes passés du plan physique au plan mental. Or ce monde mental ne possède pas les mêmes propriétés que le monde physique, n’est pas gouverné par les mêmes lois, nous en prenons aisément conscience par le simple test d’une liberté absente de la détermination des objets inertes du monde physique.
Ce monde mental est un monde de sens qualitatif, un monde sémantique infralinguistique, c’est à dire vide de toute verbalisation, le langage étant encore une expression physique, phonique ou écrite, que nous ne rencontrons déjà plus dans l’expérience de la proprioception, et encore moins dans l’expérience de sa propre réalité mentale d’un présent permanent en l’absence de tout espace tangible. Ni notre corps, ni notre cerveau, n’existent dans ce monde. C’est pourquoi, tous les concepts et les représentations qui nous sont utiles pour appréhender l’univers physique extérieur à nous-mêmes, ne nous sont pas ici seulement inutiles, mais sont des entraves formelles implacables, si nous voulons entreprendre de découvrir, de comprendre et d’exploiter sainement ce monde intime qui est le nôtre. Il nous faut donc changer de cadre conceptuel si nous voulons espérer agir nos fonctions mentales avec la même dextérité et la même pertinence que notre corps avec la fonction motrice 4. Et pour construire ce nouveau cadre conceptuel approprié, il nous faut nous servir des seules données à notre disposition sur cet autre monde : les ressentis des qualia sensibles que nous avons éprouvés en passant de la proprioception au sources opératives de notre esprit telles que la conscience, la concentration, l’intention volontaire et l’analyse.

La question de savoir si nous (je suis) une entité non physique ou pas, serait assez secondaire, si sa conviction n’était pas une nécessité pratique pour accomplir ce qui nous occupe ici. Dans cette affaire, c’est la pratique qui compte, et pas une quelconque connaissance théorique inutile. Nous pourrions donc très bien imaginer manipuler des fonctions cérébrales plutôt que mentales, mais voilà, cela ne peut pas fonctionner ainsi, car croire être son cerveau est une croyance limitante pour l’accès à ces fonctions, qui ne peuvent donc pas être cérébrales.
Un être qui vit avec intensité ses qualia, ne peut évidemment pas croire qu’il est son cerveau, car il ne vit rien de la nature biologique de ce cerveau occupé par des milliards d’êtres distincts de lui-même, les cellules neuronales, menant leur vie propre, disposant de leur propre conscience comme tous les êtres vivants, alors qu’il a une perception de sa propre nature indépendante de la physique et de ses lois. Par ailleurs, outre les contradictions fondamentales entre les thèses de la psychologie cognitive expérimentale, qui nie nos qualia et affirme que notre réalité psychologique est illusoire, et celles du computationnalisme qui tente de faire émerger cette même réalité et notre conscience d’un ordinateur d’une intelligence artificielle, ce cerveau ne peut pas se transformer lui-même hors d’une mutation génétique. Donc, toute transformation évolutionnaire opérée consciemment par notre nature intime, telle que le Développement Mental Sémantique le propose, serait strictement impossible à réaliser si sa nature était neuronale. L’argument du physicalisme se résume donc à nier ce que nous sommes et ce que nous sommes capables de faire. Or ces positions ne peuvent que s’effondrer dans un laboratoire de neuroscience qui ne pourra que constater la réalité de ce que nous avons réalisé : un nouvel état d’être permanent, harmonique ataraxique, et la manifestation d’une épigénétique irréversible, car dans cet état le rapport de l’esprit au corps se transforme et transforme notre corps, l’absence de stress soulage notre cerveau qui n’a plus besoin de dormir autant pour éliminer les toxines accumulées lors de notre phase de veille, qui n’est plus affecté de névralgies, et qui protège notre corps de toutes les maladies psychosomatiques, dont les cancers.
Nous pouvons également souligner que les unicellulaires, les métazoaires primitifs, les végétaux, plantes et arbres, le blob et les champignons, dont nous ne pouvons plus douter aujourd’hui qu’ils disposent d’une conscience et qu’ils pensent comme tous les êtres vivants, n’ont pas de cerveau, qui ne peut donc pas être à l’origine de la pensée consciente. Il est clair alors que le neurobiocentrisme constitue une grave dissonance normative de nature à affecter notre santé car il nous interdira à jamais de nous débarrasser de tout risque de stress et donc de maladie mentale. De plus, cette croyance délétère affecte toutes les sciences sociales, l’économie et la politique, qui sur la base d’une mauvaise représentation de notre être, ne prennent pas en compte la réalité de l’être humain (nous pouvons citer le modèle du producteur-consommateur-entrepreneur du néolibéralisme) avec de graves conséquence sur les pathologies sociales, la paranoïa et la schizophrénie collectives.

Le diplosome, interface physique/mental

Le problème de l’interface physique/mental fut pendant longtemps un argument contre le dualisme de substance, la glande pinéale évoquée par René Descartes ne pouvant évidemment pas convenir. Ce contre argument n’a plus aujourd’hui de raison d’être car nous avons découvert au cours du siècle dernier l’existence d’un organite cellulaire invariable dont la présence est attestée chez tous les eucaryotes, dont la biologie est compatible avec la substance physique, et dont la structure ennéanaire est compatible avec notre substance mentale. Nous serions donc reliés à toutes les cellules de notre corps. Il est donc aujourd’hui avéré comme le plus probable, que nous ni sommes pas notre cerveau, ni notre corps, mais une entité mentale vivant en symbiose avec une entité biologique qui ne peut pas vivre sans la direction volontaire consciente dont elle a besoin pour se nourrir et pour remplir toutes ses nécessités vitales.
Ce dualisme de substance ne permet cependant pas de conclure rapidement en validant la thèse survivaliste, d’autres hypothèses plus simples que la survie dans un au delà ou la réincarnation étant possibles, en particulier le retour de notre nature mentale à la source qui lui a donné naissance.

La grille ennéanaire

En pratique que devons nous faire pour nous créer les outils qui nous permettent d’agir nos fonctions mentales comme nous agissons notre corps avec la proprioception ?
Les exercices répété d’introspection en méditation nous permettent d’aiguiser notre sensibilité mentale dans un cadre conceptuel approprié, éloigné de toute relation sensorielle physique. Tous ces ressentis peuvent d’abord nous apparaître comme des produits, des affects, ou des pouvoirs d’un soi indivisible, voire des des facultés multiples de notre conscience. Or l’expérience nous montre que notre conscience n’est pas la source créatrice des contenus qu’elle révèle, en particulier dans le rêve, que le sentiment du soi est un produit inerte, et que nos décisions peuvent s’exercer d’une façon inconsciente. Cette représentation de l’être unipolaire, comme cette de la trinité freudienne d’un soi conscient, d’un ça inconscient et d’un surmoi juge du bien et du mal, sont donc confusionnelles.
Il s’agit donc de passer à la représentation multipolaire plus conforme à la réalité mentale de notre être, et pour cela de différencier chacune de nos fonctions mentales comme des entités distinctes, et de les ancrer dans notre mémoire sémantique par une architecture qui les distingue. Pour ce faire, la Méthode du Développement Mental Sémantique DMS, propose une carte heuristique : La grille ennéanaire, constituée de neuf contenants symbolisés par des chiffres de 1 à 9, répartis sur les sommets, et sur les cotés à égales distances, d’un triangle équilatéral.
Cette technique, pratiquée en méditation, consiste à associer volontairement les chiffres symboliques de cette grille aux ressentis des émergences et des produits, c’est à dire aux impressions immédiates de chacune de nos fonctions mentales, afin d’initier notre fonction analytique 2 à les distinguer et à les ranger dans une architecture de contenants semblables, ennéanaire, dans notre mémoire sémantique qu’il gère, classe et range en permanence. Cet exercice, qui au commencement demande notre attention consciente, devient rapidement automatique quand son processus est amorcé, et que notre fonction analytique dispose de suffisamment d’éléments pour le faire seule, sans que nous n’ayons plus besoin de nous en soucier. D’ailleurs, un fois cette architecture implantée dans notre mémoire, cette grille et ces chiffres finissent par disparaître et laisser la place à la saveur permanente mais discrète de nos fonctions mentales.
Si le nombre de ces fonctions mentales est exact, validé par l’expérience de nos qualia, la forme de l’architecture de cette carte heuristique et les symboles numériques qui lui sont attachés furent principalement choisis pour leurs propriétés mnémotechniques, et pour éviter la pollution de la polysémie confusionnelle des termes courants de notre langage, comme conscience, intelligence ou foi péremptoire. Cependant la localisation des neuf fonctions sur la grille répond à une certaine logique. En effet, sur la base du triangle sont placées les fonctions les plus basiques : la conscience 5, l’origine des émotions 3, la motrice 4, l’énergie 8, sur les montants supérieurs deux fonctions très sophistiquées et leur satellite, à droite la fonction volontaire 7 et la concentration 6 qu’elle dirige, et à gauche la fonction analytique 2 et la remémoration 1 qu’elle guide. Enfin, couronnant le tout la confiance structurante 9.

Pour le détail des caractéristiques de chacune de ces fonctions, consultez l’introduction à la méthode DMS dans ce site : https://developpement-mental-semantique.com/dms/

LES NEUF FONCTIONS MENTALES

CONSCIENCE 5 : La conscience est un contenant révélateur de sens présent dans les trois métacontextes mentaux, de veille, de rêve et l’intermédiaire propre au rêve lucide dirigé. Le flux de sens qu’elle révèle glisse rapidement dans notre mémoire. C’est une fonction relativement monotone. Elle se réfléchit, c’est-à-dire devient consciente d’elle-même, par un bref geste mental de la concentration 6. Une concentration plus appuyée la charge d’énergie mentale p8. Elle n’est clairement pas le siège du moi comme certains le prétendent. 

REMÉMORATION 1 : La remémoration a le pouvoir d’extraire des éléments de notre mémoire et de les restituer à notre conscience. La mémoire elle-même n’étant pas une fonction mentale. Cette fonction peut être déclenchée par notre direction volontaire 7d, dirigée par notre concentration 6 et opérée par notre analytique 2. Elle peut aussi manifester une activité involontaire et se déclencher seule quand la logique cognitive l’exige. Les charges d’énergie de nos souvenirs sont très variable, des ordinaires aux structurants. Les affects qui les ont accompagnés jouent aussi un grand rôle, car ils sont très puissants. 

CONCENTRATION 6 : La concentration duplique du sens dans la durée, avec pour effet immédiat de fixer du sens dans le flux qui traverse notre conscience. Elle est comparable à un zoom en mouvement qui peut se fixer sur du sens, dirigé par notre direction volontaire 7d. Elle nous permet de voyager dans notre mémoire et dans notre champ sémantique, mais aussi de nous concentrer sur une analyse, un jugement, un produit ou une émergence opérative, voire une interaction dans une expérience mentale globale. 

VOLONTAIRE 7 : Elle comprend deux sous-fonctions : La direction volontaire 7d et le jugement arbitraire 7j :
La direction volontaire dirige mais ne juge pas, c’est l’organe de commande de notre être multipolaire.
Le jugement arbitraire juge mais ne dirige pas.
Ces deux sous-fonctions sont très interactives. Dans notre phase de veille, cette fonction est le plus souvent dominante et responsable de notre survie. Ses valeurs fondamentales sont la survie, la liberté et l’efficacité. Elle gère ses objectifs dans son tableau de bord. Comme elle ne dispose pas de moyens résolutoires elle fait appel à l’analytique 2. 

MOTRICE 4 : La motrice assure le lien entre notre vie mentale et notre corps physique. C’est grâce à elle que nous dirigeons notre corps par son interface d’information et d’instruction avec le cerveau. Cette fonction utilise peu d’énergie mentale ainsi que montre la trace de nos souvenirs en mémoire. Elle est déclenchée par un mouvement de bascule de la volontaire 7d qui lui cède sa dominance sans que la cohérence entre l’intention initiale et l’action ne cesse. Elle opère grâce à des structures comportementales qui mettent d’autres fonctions en service. Elle s’efface et même s’éloigne dans le sommeil et le rêve. 

ANALYTIQUE 2 : L’analytique possède trois modalités opératives. La première STRU structure le sens, la deuxième PROP propose des solutions aux fonctions qui lui en font la demande, la troisième GEST range et gère le sens en mémoire. Cette fonction est essentielle puisqu’elle opère des résolutions de problèmes, de l’analyse logique, de l’imaginaire et du rêve. En phase de veille elle est soumise à la fonction volontaire dominante et c’est en phase de rêve qu’elle devient à son tour dominante au sommet de sa puissance et de son efficacité. L’analytique est une fonction automatique qui produit au mieux, sur la base de l’ensemble immense de ses données, mais ses résultats ne sont pas toujours exploitables. 

JOKER (FOI) 9 : Le Joker affirme péremptoirement sa foi en nous-même qu’il accompagne d’une aspiration au dépassement de soi. Il valide nos structures comportementales et intervient quand nos autres fonctions se déclarent incompétentes face à un problème. Cette fonction joue un grand rôle pour valider toutes nos structures comportementales qui ne doivent pas souffrir d’un doute, et donc aussi dans leurs restructurations qui peuvent être opérées consciemment (voir dans la section Techniques : restructuration consciente), sa validation de notre transcendant et de nos convictions métaphysiques n’étant somme toute qu’une de ses activités secondaires. 

AFFECTIVE 3 : L’affective produit des émotions, des sentiments et du stress positif ou négatif. C’est un organe de contrôle de la liberté sans limite de la volontaire. Ataraxique, ses émissions ne sont plus que cognitives. Les émotions fondamentales sont peu nombreuses et s’inscrivent dans un schéma logique (positif-négatif, actif-passif, passé-futur). Elles peuvent cependant se combiner et produire un grand nombre de variantes secondaires selon les produits mentaux auxquelles elles s’associent. Elles peuvent être maîtrisées et transformées consciemment afin d’en réduire l’intensité négative. 

ENERGIE 8 : Toute activité mentale nécessite une énergie non matérielle. Cette charge d’énergie mentale assure la pérennité du sens en mémoire. Nous pouvons percevoir mentalement cette énergie dans les émergences opératives de nos fonctions mentales et remarquer qu’elles n’emploient pas la même quantité d’énergie, dans leurs produits émergents et dans les souvenirs que nous avons d’eux dans notre mémoire. Nous ressentons cette énergie comme du sens quantitatif objectif. Par contre, notre estimation de sa quantité par notre jugement 7j, est imprécise et subjective.

Note explicative concernant l’image mise en avant :
Carte heuristique de l’environnement de la fonction analytique 2

L’analytique 2 possède trois modalités opératives, la première STRU crée du sens structuré p2 des activités mentales qui lui sont accessibles et des activités sensorielles, et le livre à la conscience 5 où il devient conscient p2e. La seconde PROP propose du sens structuré plus complexe suite aux demandes de service des fonctions 4 6 7 9 et le livre à la conscience. La troisième GEST gère en mémoire m (non consciente) les ensembles d’ensembles de sens structuré p2 dont une partie post-consciente s’est écoulée de la conscience, et peut être remémoré par 1. La fonction motrice 4 exerce son action sur le monde extérieur. Les fonctions mentales (1 à 9) dont les activités restent partiellement inaccessibles à STRU réagissent, et exploitent selon leurs capacités, le sens structuré conscient p2e qu’elles intègrent en 5. Il est fait abstraction de la charge énergétique A (p8) présente dans tous les éléments de cet ensemble.

Liens utiles

https://developpement-mental-semantique.com/dms/ Introduction à la méthode DMS dans ce site,
https://www.sefome-academie.fr/ ASFM, Site dédié à la méthode DMS,
https://fr.wikiversity.org/wiki/Facult%C3%A9:Sciences_cognitives Les cours de DMS dans la Faculté des Sciences cognitives que nous dirigeons dans Wikiversity.

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